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L'attente vaine

 De l'encre sur les doigts 

J'écris à celles qui restent 

Des mots pour marquer les liens


Il y a elle pour qui je ne suis plus

Que l'ombre d'une histoire 

Celle qu'une part de moi

Attend malgré tout


J'hallucine en vain

Le fil qui nous rattache

Et les paupières closes

Mes songes la réaniment 


Il faudra des printemps 

Collectés à mains nues

Au bord de la rive

Des coquillages vidés

Par les jours de marées 

Pour qu'enfin

Fanent les tristesses

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 Écrire  Pour prendre le pouls de mon histoire  Apâter les souvenirs qui s'étirent comme un matin brumeux Mettre des sons qui claquent Sur des fragments de vécu Trouver les pièces qui concordent  Au puzzle qui prend la poussière  Plonger pour le seul bénéfice  D'apposer des lucioles Dans les craques qui bordent les noirceurs  Écrire 

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Ce qui reste de nous Se compte entre les craques des trottoirs Aux embranchures molles de nos secrets fanés J'ai cessé de vouloir réanimer nos souffles éteints J'accepte l'inévitable désenchantement  Dehors, les oiseaux déjà marquent le chemin  Territoire d'asphalte aux imprimés graciles Leurs pas légers s'envolent  Vers des demains aux plumes duveteuses J'irai couver ce qui n'existe pas encore  Mes partitions d'amour  Des ailes pour une hutte Où je panserai mes plaies