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Coprin

 Coprin qui s'éveille au matin pluvieux 

Le corps droit gorgé d'eau joyeuse 

Ta tête parasol appelle la splendeur 


Un cliché rapide,avant que se pointe le jour 

L'effrenné de la vie


Me happe à son bord


Au retour,alors,

Je clame t'avoir vu

Pourtant rien de toi ne subsiste 

Que l'idée d'un passage 

Encré au néant



Je n'ai pas vu de statue pleurer

J'ai vu ce mirage de vie spongieuse 

J'ai vu cette amie quitter mes rivages


Sans se retourner jamais 


Commentaires

  1. J'aime beaucoup ce poème.

    L'éphémérité de - presque - tout...

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