Accéder au contenu principal

Douze

 


Douze jours avant

Le grand départ 

Avant le renouveau 


J'arpente les rues, je vois la maison 

Qui accueillera nos possibles

Je peux enfin me résoudre 

À rêver demain 


C'est le fleuve, et le sable morcelé

De coquillages et de pierres arrondies

Ce sont les trésors de mes premières années 

Et le projet fou d'un jour y habiter


Si c'est l'enfant en soi

Qu'on doit border d'amour 

La fillette qui m'habite

Trépigne enfin

Les orteils dans l'humide du sable

Des rochers à conquérir 


On voit cette femme qui chancele 

on la croit saoule, on la croit faible

Et pourtant, c'est que son corps

S'abreuve du vent, devient musique 


Le paysage n'a de fin

Que lorsqu'on cesse de s'y surprendre 

Des territoires à s'enivrer 


Commentaires

  1. Je vais le retrouver deux fois cette année, en août et en octobre. Je rêve d'être sa compagne de tous les jours également. Je viens de Québec, mon père de Saint Irénée, ici, sur l'île de béton, on ne sent pas l'eau mais le bitume. Je te souhaite un beau et bon voyage.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oh, que tes retrouvailles soient douces aussi ! C'est une merveille, ce fleuve ! Tellement inspirant!

      Supprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

L'asphalte

Ce qui reste de nous Se compte entre les craques des trottoirs Aux embranchures molles de nos secrets fanés J'ai cessé de vouloir réanimer nos souffles éteints J'accepte l'inévitable désenchantement  Dehors, les oiseaux déjà marquent le chemin  Territoire d'asphalte aux imprimés graciles Leurs pas légers s'envolent  Vers des demains aux plumes duveteuses J'irai couver ce qui n'existe pas encore  Mes partitions d'amour  Des ailes pour une hutte Où je panserai mes plaies

Autopsie dun deuil amical: L'acceptation

 46 jours, 52 heures, 3 secondes.  Des mots échangés, puisque ma douleur ne pouvait admettre une finalité dans des teintes si sombres. Un besoin d'ajouter de la lumière, pour avancer un peu.  On a déplié les dernières semaines, recompté les souffrances, pour faire un tri salutaire.  Je crois que tout n'a pas pu être entendu,  nos cicatrices d'avant scotchées sur l'oreille du coeur, ont faussé encore une fois les données.  Au moins, il y a eu reconnaissance de nos années partagées, des remerciements sincères des deux côtés, comme une poignée de mains de yeux mouillés. Je reste tout de même avec un deuil à pacifier. Elle quitte avec le quart de ma vie, et toutes les clés de mes secrets. Je ne sais pas comment je bâtirai mes liens prochains, je ne sais pas si je serai un animal sauvage dur d'approche, ou un oiseau voltigeur qui cherche l'adoption sur les épaules des passants. Peut-être un peu des deux. J'espère pouvoir faire naître de belles relations ici,sur ...

Ombrelle

 Les ombrelles Lourdes du poids Des gouttes qui désaltèrent Des abreuvoirs pleins De reflets à siroter La verdure de la cour Comme autant de points d'eau  Pour le vivant Je pourrais rester là  Des heures durant  À espionner ce qui pousse Le froissement des feuilles Qui se délient  La rotation lente Des stigmates en éveil Les fleurs savent dire  Les fragilités de la joie