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Faire arrêter la roue

 Marcher, main dans la main Petite armée familiale contre la routine  Ils me racontent leurs jours Des rêves entre leurs paumes douces Trop rapidement,  les grillages de la cour d'école se posent à ma vue Voilà l'aîné qui part,là où je n'ai pas oublié les lois J'ai le coeur gorgé de tristesse De ne pouvoir l'en protéger  Un peu plus loin C'est la garderie  Petite bulle d'amour  Je me sens plus apaisée Mais,tous les matins Je ne peux m'extraire De cette vive impression  Qu'un jour Il faudra arrêter la roue Redonner le temps au temps  De nous permettre de s'émouvoir  Des champignons sauvages qui poussent parfois  Sur le chemin 
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Du soir au matin

 Au creux du quotidien  Chercher des lieux où être soi Attendre, parfois Que les feux soient éteints Et la marmaille endormie  Pour retrouver  L'espace, le vide S'étirer les orteils Et les rêves  engourdis

La fonte

 Être soi Est parfois embêtant On ne mesure pas toujours L'ampleur des désastres Que l'on sème Je ne contrôle rien Ou si peu Alors cette barre Bien haute dans les airs Me laisse croire Que je gagne en muscles Et qu'un peu Je renforce mon coeur

Si

 C'est à elle que j'écrirais Pour lui raconter  Comment je relis  nos échanges Et tente d'imaginer Un peu d'espoir Sous le point final J'écrirais la perte À celle pour qui Le départ est un peu soulagement Une libération Des liens qui pèsent J'entends que la distance, la vie et mes manquements ont meurtris les possibles Sonne alors le verdict Je ne serai jamais plus L'amie majuscule Je serai ermite C'est bien ce titre qui me décore  Trop bien le coeur La solitude est un lieu Dont j'ai la clé Pourtant, dans mon ciel C'est à elle, encore Que je confierais Mes astres

L'amitié perdue

Le coeur empiécé, L'espoir comprimé au thorax gris du silence  Elle ne m'écrira pas Le poids de son absence  Coupe la lumière  À tout ce qui germait déjà  Je reconnais le gouffre Qui m'entraîne  Là où l'amour n'existe pas Le souffle court La gorge sèche d'avoir trop parlé  Seule De tout ce qui ne se dit pas Maintenant  Mes idées se butent Au néant Et je mâche ma peine

Fillette

 Le vide,au travers du silence  Est un vieil ami oublié. Je reprends sa main. Il me mène là-bas, À celle que je n'ai jamais été. Une fillette forte, Sous une couronne de peurs bouclées, N'ose avancer, de crainte d'être mordue. Elle s'accroche, les mains blêmes, À des rêves tortueux Ne voit d'elle-même que l'ombre de son ombre apeurée. Je ne sais être forte, pourtant Cette fois, nous serons deux. J'avancerai,sa paume dans la mienne,  Referai doucement le chemin Pour apprendre enfin à m'aimer. 

Courir.

 Le soleil au beau fixe depuis quelques jours Le ciel gorgé du bleu des rêves estivaux Je suis allée courir Même si mes jambes participaient à reculons  La fierté d'avancer  Puisque chaque pas compte Et qu'après, le coeur éveillé et les membres éprouvés Il a fallu aller combattre l'ennemi  Une injection; la dernière  Pour espérer que plus jamais ne revienne  Cette ombre qui s'est posée en moi Il faudra attendre pour savoir  Si pèse encore la menace  Mais je me refuse à l'angoisse  Et j'irai courir, lever des poids lourds Dompter mes craintes  Pour ne pas saccager Les moments doux Le jardin joyeux, et les enfants en fleurs