Accéder au contenu principal

Laisser au fleuve

 Laisser au fleuve

Ce qui s'évapore dans la colère 

croire en la force des marées 

Regarder les quidams cueillir aux plages

Les récits qu'iels voudront conserver


Libérer mes vérités 

des interstices du mutisme 

Apaiser la crainte d'être faussaire

Rien de ce qui blesse 

ne peut s'apprivoiser 


S'ouvrir l'âme 

Aux sourires esquissés au coin d'une table

Aux échanges brefs qui portent loin

Aux liens qui poussent sans exiger

À la magie qui déposera 

Du bois poli d'incertitudes 

Et le courage d'avancer quand même 



Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Ombrelle

 Les ombrelles Lourdes du poids Des gouttes qui désaltèrent Des abreuvoirs pleins De reflets à siroter La verdure de la cour Comme autant de points d'eau  Pour le vivant Je pourrais rester là  Des heures durant  À espionner ce qui pousse Le froissement des feuilles Qui se délient  La rotation lente Des stigmates en éveil Les fleurs savent dire  Les fragilités de la joie

Écrire

 Écrire  Pour prendre le pouls de mon histoire  Apâter les souvenirs qui s'étirent comme un matin brumeux Mettre des sons qui claquent Sur des fragments de vécu Trouver les pièces qui concordent  Au puzzle qui prend la poussière  Plonger pour le seul bénéfice  D'apposer des lucioles Dans les craques qui bordent les noirceurs  Écrire 

L'asphalte

Ce qui reste de nous Se compte entre les craques des trottoirs Aux embranchures molles de nos secrets fanés J'ai cessé de vouloir réanimer nos souffles éteints J'accepte l'inévitable désenchantement  Dehors, les oiseaux déjà marquent le chemin  Territoire d'asphalte aux imprimés graciles Leurs pas légers s'envolent  Vers des demains aux plumes duveteuses J'irai couver ce qui n'existe pas encore  Mes partitions d'amour  Des ailes pour une hutte Où je panserai mes plaies