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Un an

Un an de ce lieu

Des effluves salines

Qui rééquilibrent mes tristesses

Les chemins vers le fleuve

Foulés maintes fois par mes pieds

Être inconnue dans la foule 

Me répendre dans l'humanité 

Aux miles visages


Mon silence 

Pour entendre le chant des marées 

Un an de ce lieu

Comme un souhait 

De m'emmitouffler aux abords du littoral 

Jusqu'au souffle dernier

Le soulagement d'être 

Là où l'âme s'apaise 



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L'asphalte

Ce qui reste de nous Se compte entre les craques des trottoirs Aux embranchures molles de nos secrets fanés J'ai cessé de vouloir réanimer nos souffles éteints J'accepte l'inévitable désenchantement  Dehors, les oiseaux déjà marquent le chemin  Territoire d'asphalte aux imprimés graciles Leurs pas légers s'envolent  Vers des demains aux plumes duveteuses J'irai couver ce qui n'existe pas encore  Mes partitions d'amour  Des ailes pour une hutte Où je panserai mes plaies

Autopsie dun deuil amical: L'acceptation

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