Accéder au contenu principal

Un an

Un an de ce lieu

Des effluves salines

Qui rééquilibrent mes tristesses

Les chemins vers le fleuve

Foulés maintes fois par mes pieds

Être inconnue dans la foule 

Me répendre dans l'humanité 

Aux miles visages


Mon silence 

Pour entendre le chant des marées 

Un an de ce lieu

Comme un souhait 

De m'emmitouffler aux abords du littoral 

Jusqu'au souffle dernier

Le soulagement d'être 

Là où l'âme s'apaise 



Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Ombrelle

 Les ombrelles Lourdes du poids Des gouttes qui désaltèrent Des abreuvoirs pleins De reflets à siroter La verdure de la cour Comme autant de points d'eau  Pour le vivant Je pourrais rester là  Des heures durant  À espionner ce qui pousse Le froissement des feuilles Qui se délient  La rotation lente Des stigmates en éveil Les fleurs savent dire  Les fragilités de la joie

Écrire

 Écrire  Pour prendre le pouls de mon histoire  Apâter les souvenirs qui s'étirent comme un matin brumeux Mettre des sons qui claquent Sur des fragments de vécu Trouver les pièces qui concordent  Au puzzle qui prend la poussière  Plonger pour le seul bénéfice  D'apposer des lucioles Dans les craques qui bordent les noirceurs  Écrire 

L'asphalte

Ce qui reste de nous Se compte entre les craques des trottoirs Aux embranchures molles de nos secrets fanés J'ai cessé de vouloir réanimer nos souffles éteints J'accepte l'inévitable désenchantement  Dehors, les oiseaux déjà marquent le chemin  Territoire d'asphalte aux imprimés graciles Leurs pas légers s'envolent  Vers des demains aux plumes duveteuses J'irai couver ce qui n'existe pas encore  Mes partitions d'amour  Des ailes pour une hutte Où je panserai mes plaies