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Love me

 Je ramasse les miettes

Depuis quelques siècles 

Une forteresse

De petits bouts de pain

Arrachés à la morne routine 

De nos corps étrangers


Quémander des parcelles d'amour 

Dans un foodtruck en perdition 

Le fromage en grains est périmé

Pu de fourchettes en plastique 

Pour notre relation 

Je pleure d'une sauce brume en mottons


Je suis le vagin de service 

Un garage pour ton sperme contenté

Tandis que résonne encore 

Mes supplications de tendresse

Ta langue dans ma bouche

Ne trace jamais le bon chemin 


Dans le train 

Je cherche des signes 

Pour me convaincre 

Qu'on tient à plus

Qu 'une hypothèque 

Les graffitis me disent juste

De m'aimer 

Dans une police de caractère 

Que je reconnais pas









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Les liens par les mots

 J'avais débuté ce blog juste avant le début de la vingtaine, alors que je venait d'arriver à Montréal.  J'y partageais des photographies diverses, comme des cartes postales de vie d'adulte en ébauche. C'était un terrain de jeu festif et naïf.  Il a fallu quelques années avant que je lise d'autres blogs littéraires, qui sont vite devenus de grandes occasions de réflexion et de dépaysement.  J'y lisais des plumes douces et poétiques, et d'autres grinçantes ou colériques. Mais je les aimais toutes,ces plumes amies.  C'est aussi la magie des mots ( en version brève)qui m'a permis la rencontre du poète et créateur multi-magicien Guillaume C. Lajeunesse( https://www.guillaumelajeunesse.com/?m=1) Les blogs furent donc le théâtre de liens profonds,de rencontres, de tremblements de coeur. J'avais abandonné le mien un temps, doutant de sa pertinence, et de la mienne.  Me suis relu,aussi, puis j'ai eu honte de certains textes.  J'ai tout suppri...

À bientôt

J’ai toujours apprécié Blogspot, cette plateforme découverte au début de ma vingtaine. J’y ai écrit beaucoup à cette époque, avant de finalement supprimer mon historique de publications et d’y revenir il y a quelques années. J’y ai vu bon nombre de blogues disparaître ou se faner tranquillement. Je persistais à écrire ici pour développer une communauté, et aussi comme moyen de contact avec un ami, lui aussi blogueur. Devant la rupture récente de ce lien, je me questionne aujourd’hui sur la pertinence de continuer à écrire ici. Les lieux, même virtuels, peuvent éveiller des souvenirs douloureux. C’est le contrecoup d’habiter si longtemps une relation amicale que l’on croyait saine, puis de soulever un jour le tapis pour y apercevoir la poussière accumulée, les non-dits et les reproches mutuels devenus rances, que l’on n’a pas su adresser. C’est dommage, puisque j’aimais cette amitié, et ce qu’elle représentait : la possibilité qu’après un lien amoureux, il était possible de rebâtir autr...

L'asphalte

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