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La tristesse de savoir que le talentueux Karim Ouellet est décédé... Il sera dans nos coeurs à jamais. Même si cela n'efface pas une miette de la souffrance qu'il a dû porter ni de celle de ses proches...

Commentaires

  1. Je ne le connaissais pas ben gros, sinon que par le biais de son hit sur l'amour. Mais sa mort, ça frappe, tout de même, trente-sept ans, c'est jeune. C'est dur d'expliquer ces deuils collectifs mais ils sont bien réels. Paix à son âme.

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  2. Tu as raison! J'écoutais peu la radio populaire jadis, j'ai hélas découvert son oeuvre de façon posthume. Tu nommes la question du deuil collectif, c'est effectivement ça! Paix à son âme, et lumière sur son oeuvre!

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 Les ombrelles Lourdes du poids Des gouttes qui désaltèrent Des abreuvoirs pleins De reflets à siroter La verdure de la cour Comme autant de points d'eau  Pour le vivant Je pourrais rester là  Des heures durant  À espionner ce qui pousse Le froissement des feuilles Qui se délient  La rotation lente Des stigmates en éveil Les fleurs savent dire  Les fragilités de la joie

Écrire

 Écrire  Pour prendre le pouls de mon histoire  Apâter les souvenirs qui s'étirent comme un matin brumeux Mettre des sons qui claquent Sur des fragments de vécu Trouver les pièces qui concordent  Au puzzle qui prend la poussière  Plonger pour le seul bénéfice  D'apposer des lucioles Dans les craques qui bordent les noirceurs  Écrire 

L'asphalte

Ce qui reste de nous Se compte entre les craques des trottoirs Aux embranchures molles de nos secrets fanés J'ai cessé de vouloir réanimer nos souffles éteints J'accepte l'inévitable désenchantement  Dehors, les oiseaux déjà marquent le chemin  Territoire d'asphalte aux imprimés graciles Leurs pas légers s'envolent  Vers des demains aux plumes duveteuses J'irai couver ce qui n'existe pas encore  Mes partitions d'amour  Des ailes pour une hutte Où je panserai mes plaies