Accéder au contenu principal

Poésie de samedi soir alcoolisé

Le chaos extérieur a des airs de déjà-vu

Mon coeur n'a pas besoin de décret officiel

pour se sentir confiné


Mais;

Il y a eu aujourd'hui assez d'énergie

dans mes veines pour danser avec les enfants blonds

Faire la vaiselle et laver les comptoirs

(Mon mari aime ses comptoirs propres

Plus qu'il aime la courbe de mes seins)


J'ai augmenté les poids que j'ai soulevé 

Pour fatiguer joyeusement mon corps


Il y a eu

Assez de patience pour affronter la foule

Et les files interminables pour des chocolats chauds

Et beaucoup trop de gens attendant 

de rencontrer un populaire vieux barbu

Des chanteurs entuqués

clamant le début des festivités

Alors qu'un peu partout, les partys tombent comme des mouches


Il a fallu retourner à la maison

Et un miracle est survenu

Personne, cette fois

N'a crissé ses bottes et ses mitaines au sol


Il suffisait de presque rien

Une petite pillule magique magique

Pour voir le monde comme dans les vues


Et deux petites verres encore

Pour croire que demain sera doux





Commentaires

  1. Réponses
    1. Merci pour le commentaire! J'avais fuit mon espace personnel, je suis en retard pour le suivi!

      Supprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Ombrelle

 Les ombrelles Lourdes du poids Des gouttes qui désaltèrent Des abreuvoirs pleins De reflets à siroter La verdure de la cour Comme autant de points d'eau  Pour le vivant Je pourrais rester là  Des heures durant  À espionner ce qui pousse Le froissement des feuilles Qui se délient  La rotation lente Des stigmates en éveil Les fleurs savent dire  Les fragilités de la joie

Écrire

 Écrire  Pour prendre le pouls de mon histoire  Apâter les souvenirs qui s'étirent comme un matin brumeux Mettre des sons qui claquent Sur des fragments de vécu Trouver les pièces qui concordent  Au puzzle qui prend la poussière  Plonger pour le seul bénéfice  D'apposer des lucioles Dans les craques qui bordent les noirceurs  Écrire 

L'asphalte

Ce qui reste de nous Se compte entre les craques des trottoirs Aux embranchures molles de nos secrets fanés J'ai cessé de vouloir réanimer nos souffles éteints J'accepte l'inévitable désenchantement  Dehors, les oiseaux déjà marquent le chemin  Territoire d'asphalte aux imprimés graciles Leurs pas légers s'envolent  Vers des demains aux plumes duveteuses J'irai couver ce qui n'existe pas encore  Mes partitions d'amour  Des ailes pour une hutte Où je panserai mes plaies