Accéder au contenu principal

Joie

 Moi qui cours 

Jusqu'à ses abords

Le coeur en fête 

De voir ses vagues qui éclatent

Sur les neiges compactes


Prendre des photographies 

Pour immortaliser longtemps 

Les déclinaisons des eaux

Vouloir capter plus

Que ce que mes iris peuvent contenir 

Du beau jusqu'à plus soif


J'inspire 

Les poumons gorgés

Du délice salin des embruns

Mes bottes prennent l'eau

Tandis que je fais le plein

Des marées qui ont vaincues

Les glaces

Vivre pleinement en ces instants

Où je suis un rocher de chair

Aspergée 

Mais béatement heureuse




Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Ombrelle

 Les ombrelles Lourdes du poids Des gouttes qui désaltèrent Des abreuvoirs pleins De reflets à siroter La verdure de la cour Comme autant de points d'eau  Pour le vivant Je pourrais rester là  Des heures durant  À espionner ce qui pousse Le froissement des feuilles Qui se délient  La rotation lente Des stigmates en éveil Les fleurs savent dire  Les fragilités de la joie

Écrire

 Écrire  Pour prendre le pouls de mon histoire  Apâter les souvenirs qui s'étirent comme un matin brumeux Mettre des sons qui claquent Sur des fragments de vécu Trouver les pièces qui concordent  Au puzzle qui prend la poussière  Plonger pour le seul bénéfice  D'apposer des lucioles Dans les craques qui bordent les noirceurs  Écrire 

L'asphalte

Ce qui reste de nous Se compte entre les craques des trottoirs Aux embranchures molles de nos secrets fanés J'ai cessé de vouloir réanimer nos souffles éteints J'accepte l'inévitable désenchantement  Dehors, les oiseaux déjà marquent le chemin  Territoire d'asphalte aux imprimés graciles Leurs pas légers s'envolent  Vers des demains aux plumes duveteuses J'irai couver ce qui n'existe pas encore  Mes partitions d'amour  Des ailes pour une hutte Où je panserai mes plaies