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Les algues du paradis


 Je n'aurais pas cru

Pouvoir être une fille de fleuve

Moi qui ne jurais que de la mer et ses marées

Mais quelque chose s'est enclenché 

Là où, avant, il n'y avait qu'un bref arrêt, une petite pause au trajet 

Nous avons choisi de nous amarrer 

Il y avait le froid qui gèle les phalanges

Il y avait les algues qui craquent 

Et le calcaire qui s'effrite 

Il y avait la pluie,lourde, qui dardait son territoire sur l'eau comme la terre

Et surtout, il y avait nos coeurs qui chantaient enfin




Commentaires

  1. Tu es vraiment une fille amoureuse de l'eau. Faut que tu lises « Les marins ne savent pas nager ». Un livre écrit pour toi, je crois !

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  2. Ta photo et mots me font du bien. Jai l'odeur du varech dans le nez. Le fleuve me manque. Merci pour ce moment nostalgique.

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