Les ombrelles Lourdes du poids Des gouttes qui désaltèrent Des abreuvoirs pleins De reflets à siroter La verdure de la cour Comme autant de points d'eau Pour le vivant Je pourrais rester là Des heures durant À espionner ce qui pousse Le froissement des feuilles Qui se délient La rotation lente Des stigmates en éveil Les fleurs savent dire Les fragilités de la joie
Écrire Pour prendre le pouls de mon histoire Apâter les souvenirs qui s'étirent comme un matin brumeux Mettre des sons qui claquent Sur des fragments de vécu Trouver les pièces qui concordent Au puzzle qui prend la poussière Plonger pour le seul bénéfice D'apposer des lucioles Dans les craques qui bordent les noirceurs Écrire
Laisser au fleuve Ce qui s'évapore dans la colère croire en la force des marées Regarder les quidams cueillir aux plages Les récits qu'iels voudront conserver Libérer mes vérités des interstices du mutisme Apaiser la crainte d'être faussaire Rien de ce qui blesse ne peut s'apprivoiser S'ouvrir l'âme Aux sourires esquissés au coin d'une table Aux échanges brefs qui portent loin Aux liens qui poussent sans exiger À la magie qui déposera Du bois poli d'incertitudes Et le courage d'avancer quand même
Le journal intime? Le soir avant de dormir? Ne serait-ce que quelques lignes?
RépondreSupprimerBonne idée ! Ce serait un début!
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