Accéder au contenu principal

Faire arrêter la roue

 Marcher, main dans la main

Petite armée familiale contre la routine 

Ils me racontent leurs jours

Des rêves entre leurs paumes douces


Trop rapidement,  les grillages de la cour d'école se posent à ma vue

Voilà l'aîné qui part,là où je n'ai pas oublié les lois

J'ai le coeur gorgé de tristesse

De ne pouvoir l'en protéger 


Un peu plus loin

C'est la garderie 

Petite bulle d'amour 

Je me sens plus apaisée


Mais,tous les matins

Je ne peux m'extraire

De cette vive impression 

Qu'un jour

Il faudra arrêter la roue


Redonner le temps au temps 

De nous permettre de s'émouvoir 

Des champignons sauvages qui poussent parfois 

Sur le chemin 

Commentaires

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Ombrelle

 Les ombrelles Lourdes du poids Des gouttes qui désaltèrent Des abreuvoirs pleins De reflets à siroter La verdure de la cour Comme autant de points d'eau  Pour le vivant Je pourrais rester là  Des heures durant  À espionner ce qui pousse Le froissement des feuilles Qui se délient  La rotation lente Des stigmates en éveil Les fleurs savent dire  Les fragilités de la joie

Écrire

 Écrire  Pour prendre le pouls de mon histoire  Apâter les souvenirs qui s'étirent comme un matin brumeux Mettre des sons qui claquent Sur des fragments de vécu Trouver les pièces qui concordent  Au puzzle qui prend la poussière  Plonger pour le seul bénéfice  D'apposer des lucioles Dans les craques qui bordent les noirceurs  Écrire 

L'asphalte

Ce qui reste de nous Se compte entre les craques des trottoirs Aux embranchures molles de nos secrets fanés J'ai cessé de vouloir réanimer nos souffles éteints J'accepte l'inévitable désenchantement  Dehors, les oiseaux déjà marquent le chemin  Territoire d'asphalte aux imprimés graciles Leurs pas légers s'envolent  Vers des demains aux plumes duveteuses J'irai couver ce qui n'existe pas encore  Mes partitions d'amour  Des ailes pour une hutte Où je panserai mes plaies