Accéder au contenu principal

Courir.

 Le soleil au beau fixe depuis quelques jours

Le ciel gorgé du bleu des rêves estivaux

Je suis allée courir

Même si mes jambes participaient à reculons 

La fierté d'avancer 

Puisque chaque pas compte

Et qu'après, le coeur éveillé et les membres éprouvés

Il a fallu aller combattre l'ennemi 

Une injection; la dernière 

Pour espérer que plus jamais ne revienne 

Cette ombre qui s'est posée en moi

Il faudra attendre pour savoir 

Si pèse encore la menace 

Mais je me refuse à l'angoisse 

Et j'irai courir, lever des poids lourds

Dompter mes craintes 

Pour ne pas saccager

Les moments doux

Le jardin joyeux, et les enfants en fleurs 


Commentaires

  1. Antidotes: courir et écrire des poèmes.
    Tu sembles sur la bonne voie.

    RépondreSupprimer
  2. Merci ! Le vélo aussi est un bon antidote!

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Ombrelle

 Les ombrelles Lourdes du poids Des gouttes qui désaltèrent Des abreuvoirs pleins De reflets à siroter La verdure de la cour Comme autant de points d'eau  Pour le vivant Je pourrais rester là  Des heures durant  À espionner ce qui pousse Le froissement des feuilles Qui se délient  La rotation lente Des stigmates en éveil Les fleurs savent dire  Les fragilités de la joie

L'asphalte

Ce qui reste de nous Se compte entre les craques des trottoirs Aux embranchures molles de nos secrets fanés J'ai cessé de vouloir réanimer nos souffles éteints J'accepte l'inévitable désenchantement  Dehors, les oiseaux déjà marquent le chemin  Territoire d'asphalte aux imprimés graciles Leurs pas légers s'envolent  Vers des demains aux plumes duveteuses J'irai couver ce qui n'existe pas encore  Mes partitions d'amour  Des ailes pour une hutte Où je panserai mes plaies

Laisser au fleuve

 Laisser au fleuve Ce qui s'évapore dans la colère  croire en la force des marées  Regarder les quidams cueillir aux plages Les récits qu'iels voudront conserver Libérer mes vérités  des interstices du mutisme  Apaiser la crainte d'être faussaire Rien de ce qui blesse  ne peut s'apprivoiser  S'ouvrir l'âme  Aux sourires esquissés au coin d'une table Aux échanges brefs qui portent loin Aux liens qui poussent sans exiger À la magie qui déposera  Du bois poli d'incertitudes  Et le courage d'avancer quand même