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Si

 C'est à elle que j'écrirais

Pour lui raconter 

Comment je relis  nos échanges

Et tente d'imaginer

Un peu d'espoir

Sous le point final


J'écrirais la perte

À celle pour qui

Le départ est un peu soulagement

Une libération

Des liens qui pèsent


J'entends que la distance, la vie et mes manquements

ont meurtris les possibles


Sonne alors le verdict

Je ne serai jamais plus

L'amie majuscule


Je serai ermite

C'est bien ce titre qui me décore 

Trop bien le coeur

La solitude est un lieu

Dont j'ai la clé


Pourtant, dans mon ciel

C'est à elle, encore

Que je confierais

Mes astres

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Les liens par les mots

 J'avais débuté ce blog juste avant le début de la vingtaine, alors que je venait d'arriver à Montréal.  J'y partageais des photographies diverses, comme des cartes postales de vie d'adulte en ébauche. C'était un terrain de jeu festif et naïf.  Il a fallu quelques années avant que je lise d'autres blogs littéraires, qui sont vite devenus de grandes occasions de réflexion et de dépaysement.  J'y lisais des plumes douces et poétiques, et d'autres grinçantes ou colériques. Mais je les aimais toutes,ces plumes amies.  C'est aussi la magie des mots ( en version brève)qui m'a permis la rencontre du poète et créateur multi-magicien Guillaume C. Lajeunesse( https://www.guillaumelajeunesse.com/?m=1) Les blogs furent donc le théâtre de liens profonds,de rencontres, de tremblements de coeur. J'avais abandonné le mien un temps, doutant de sa pertinence, et de la mienne.  Me suis relu,aussi, puis j'ai eu honte de certains textes.  J'ai tout suppri...

L'asphalte

Ce qui reste de nous Se compte entre les craques des trottoirs Aux embranchures molles de nos secrets fanés J'ai cessé de vouloir réanimer nos souffles éteints J'accepte l'inévitable désenchantement  Dehors, les oiseaux déjà marquent le chemin  Territoire d'asphalte aux imprimés graciles Leurs pas légers s'envolent  Vers des demains aux plumes duveteuses J'irai couver ce qui n'existe pas encore  Mes partitions d'amour  Des ailes pour une hutte Où je panserai mes plaies

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