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Ombrelle

 Les ombrelles

Lourdes du poids

Des gouttes qui désaltèrent


Des abreuvoirs pleins

De reflets à siroter

La verdure de la cour

Comme autant de points d'eau 

Pour le vivant


Je pourrais rester là 

Des heures durant 

À espionner ce qui pousse

Le froissement des feuilles

Qui se délient 

La rotation lente

Des stigmates en éveil

Les fleurs savent dire 

Les fragilités de la joie









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Écrire

 Écrire  Pour prendre le pouls de mon histoire  Apâter les souvenirs qui s'étirent comme un matin brumeux Mettre des sons qui claquent Sur des fragments de vécu Trouver les pièces qui concordent  Au puzzle qui prend la poussière  Plonger pour le seul bénéfice  D'apposer des lucioles Dans les craques qui bordent les noirceurs  Écrire 

L'asphalte

Ce qui reste de nous Se compte entre les craques des trottoirs Aux embranchures molles de nos secrets fanés J'ai cessé de vouloir réanimer nos souffles éteints J'accepte l'inévitable désenchantement  Dehors, les oiseaux déjà marquent le chemin  Territoire d'asphalte aux imprimés graciles Leurs pas légers s'envolent  Vers des demains aux plumes duveteuses J'irai couver ce qui n'existe pas encore  Mes partitions d'amour  Des ailes pour une hutte Où je panserai mes plaies