Accéder au contenu principal

S'envoler

 Ses cheveux qui s'échappent 

(Qui partent en vacances, comme dit mon enfant)

Des poignées qui se détachent de sa tête 

Une terre en jachère

Jusqu'au retour des jours chauds

Et la fin des traitements


Moi à des kilomètres 

Je ne peux pas tenir sa main

Lorsque les mèches prenent le champ

S'échouent sur le carrelage

Un tapis pour accueillir 

Ses pas fragiles

Une route tracée

Une destination sinueuse 


Je ne vois

Sur l'écran petit format 

Que ses larmes nager

Contre le courant

Ses lèvres demander en silence 

Comment vont les enfants 


Entre mes mains

L'impuissance brodée 

d'une torche à feu





Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Ombrelle

 Les ombrelles Lourdes du poids Des gouttes qui désaltèrent Des abreuvoirs pleins De reflets à siroter La verdure de la cour Comme autant de points d'eau  Pour le vivant Je pourrais rester là  Des heures durant  À espionner ce qui pousse Le froissement des feuilles Qui se délient  La rotation lente Des stigmates en éveil Les fleurs savent dire  Les fragilités de la joie

L'asphalte

Ce qui reste de nous Se compte entre les craques des trottoirs Aux embranchures molles de nos secrets fanés J'ai cessé de vouloir réanimer nos souffles éteints J'accepte l'inévitable désenchantement  Dehors, les oiseaux déjà marquent le chemin  Territoire d'asphalte aux imprimés graciles Leurs pas légers s'envolent  Vers des demains aux plumes duveteuses J'irai couver ce qui n'existe pas encore  Mes partitions d'amour  Des ailes pour une hutte Où je panserai mes plaies

Écrire

 Écrire  Pour prendre le pouls de mon histoire  Apâter les souvenirs qui s'étirent comme un matin brumeux Mettre des sons qui claquent Sur des fragments de vécu Trouver les pièces qui concordent  Au puzzle qui prend la poussière  Plonger pour le seul bénéfice  D'apposer des lucioles Dans les craques qui bordent les noirceurs  Écrire