Accéder au contenu principal

Écrire.

 Douze août hier, dans une librairie de région.

Je regardais les livres,incapable de choisir officiellement.  Pendant que mes yeux tergiversaient, mes oreilles étaient à l'écoute.  Deux fois, des lectrices sont passées saluer l'autrice présente, et la questionner sur son travail.  Deux fois, les lectrices mentionnaient leur désir de publication et d'écriture.  J'aurais pu crier :" Moi aussi, moi aussi !". Ça n'aurait pas été poli.


La publication semble être absolument ardue. Je n'ai tenté le coup que deux fois, en livre jeunesse et une fois en autofiction. Tout de même,  ce rêve reste ardent, même s'il n'est pas très original.  


Je pourrais me contenter de bien faire mon travail professionnel et être présente pour les enfants, mais non.

Ça ne suffit plus. 

Il y a tant d'histoires qui vivent en moi.

Il faut plonger, et tout donner. Encore. 

Raffiner les mots. Et recommencer.


Je veux une vie de réalisations. 

Être fière de moi.

Ne plus attendre l'approbation d'autrui. 

Mais vivre, pleinement. 



Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

L'asphalte

Ce qui reste de nous Se compte entre les craques des trottoirs Aux embranchures molles de nos secrets fanés J'ai cessé de vouloir réanimer nos souffles éteints J'accepte l'inévitable désenchantement  Dehors, les oiseaux déjà marquent le chemin  Territoire d'asphalte aux imprimés graciles Leurs pas légers s'envolent  Vers des demains aux plumes duveteuses J'irai couver ce qui n'existe pas encore  Mes partitions d'amour  Des ailes pour une hutte Où je panserai mes plaies

Ombrelle

 Les ombrelles Lourdes du poids Des gouttes qui désaltèrent Des abreuvoirs pleins De reflets à siroter La verdure de la cour Comme autant de points d'eau  Pour le vivant Je pourrais rester là  Des heures durant  À espionner ce qui pousse Le froissement des feuilles Qui se délient  La rotation lente Des stigmates en éveil Les fleurs savent dire  Les fragilités de la joie

Autopsie dun deuil amical: L'acceptation

 46 jours, 52 heures, 3 secondes.  Des mots échangés, puisque ma douleur ne pouvait admettre une finalité dans des teintes si sombres. Un besoin d'ajouter de la lumière, pour avancer un peu.  On a déplié les dernières semaines, recompté les souffrances, pour faire un tri salutaire.  Je crois que tout n'a pas pu être entendu,  nos cicatrices d'avant scotchées sur l'oreille du coeur, ont faussé encore une fois les données.  Au moins, il y a eu reconnaissance de nos années partagées, des remerciements sincères des deux côtés, comme une poignée de mains de yeux mouillés. Je reste tout de même avec un deuil à pacifier. Elle quitte avec le quart de ma vie, et toutes les clés de mes secrets. Je ne sais pas comment je bâtirai mes liens prochains, je ne sais pas si je serai un animal sauvage dur d'approche, ou un oiseau voltigeur qui cherche l'adoption sur les épaules des passants. Peut-être un peu des deux. J'espère pouvoir faire naître de belles relations ici,sur ...