Accéder au contenu principal

J'avais oublié

 


J'avais oublié le doux bonheur de jouer en famille

Le froid joyeux qui chatouille les joues

La neige accumulée au capuchon

Lorsqu'on descend très vite les grosses côtes

Les enfants savourent la magie

Espèrent encore une fois être portés

Tirés encore jusqu'en haut

Pour vite filer encore,encore!

Juste une dernière glissade avant de rentrer



Passé la porte, les bottes s'emmêlent

Quelques unes sont encore prisonnières 

Des pantalons de neige mouillés

On a froid, soudainement

Ou ce sont les souvenirs qui nous appellent

Qu'importe, déjà, le lait au chocolat est sur le rond du poêle

On y mettra des guimauves, encore plus de guimauves

 
Pour creuser dans nos coeurs
Les douces mémoires de la relâche



Commentaires

  1. Doux moments hivernaux ! C'est chouette de revivre les joies de l'enfance en observant nos kids qui fabriquent leurs propres souvenirs, sous nos yeux.

    RépondreSupprimer
  2. Vraiment ! Ça nous reconnecte à ce qui est précieux !

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Ombrelle

 Les ombrelles Lourdes du poids Des gouttes qui désaltèrent Des abreuvoirs pleins De reflets à siroter La verdure de la cour Comme autant de points d'eau  Pour le vivant Je pourrais rester là  Des heures durant  À espionner ce qui pousse Le froissement des feuilles Qui se délient  La rotation lente Des stigmates en éveil Les fleurs savent dire  Les fragilités de la joie

Écrire

 Écrire  Pour prendre le pouls de mon histoire  Apâter les souvenirs qui s'étirent comme un matin brumeux Mettre des sons qui claquent Sur des fragments de vécu Trouver les pièces qui concordent  Au puzzle qui prend la poussière  Plonger pour le seul bénéfice  D'apposer des lucioles Dans les craques qui bordent les noirceurs  Écrire 

Laisser au fleuve

 Laisser au fleuve Ce qui s'évapore dans la colère  croire en la force des marées  Regarder les quidams cueillir aux plages Les récits qu'iels voudront conserver Libérer mes vérités  des interstices du mutisme  Apaiser la crainte d'être faussaire Rien de ce qui blesse  ne peut s'apprivoiser  S'ouvrir l'âme  Aux sourires esquissés au coin d'une table Aux échanges brefs qui portent loin Aux liens qui poussent sans exiger À la magie qui déposera  Du bois poli d'incertitudes  Et le courage d'avancer quand même