Accéder au contenu principal

Je voudrais

 Je voudrais pouvoir écrire et lire plus fréquemment, battre des records de piles de bouquins lus, avoir la tête pleines de nouveaux personnages et de récits colorés. 

Je voudrais plus d'entraînements sportifs, toujours plus pour des abdominaux découpés,des cuisses de fer et de jolis biceps.

Je voudrais du temps pour jouer avec les petits, construire des châteaux enneigés, leur raconter des histoires jusqu'à ce que tous les livres de la maison y soient passés. Je voudrais faire la sieste aux côtés de Batman et de Wonderman, lorsqu'ils s'assoupissent après avoir joué longtemps, longtemps, aux super-héros. 

Je voudrais être une amie présente,  qui sait prendre le temps d'arroser les liens si chers à son coeur. Je voudrais être une amante inventive et dévouée,je voudrais allumer son corps par ma seule présence.

Mais,  le quotidien est un étau et je peine à garder le dos droit et les yeux grands ouverts.

Chaque jour est une course pour accomplir un peu plus. 

Et,ce n'est jamais assez pour mon esprit dictateur. 


Commentaires

  1. Je compatis! Le milieu de vie active est une danse endiablée où il est facile de perdre le rythme.

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Ombrelle

 Les ombrelles Lourdes du poids Des gouttes qui désaltèrent Des abreuvoirs pleins De reflets à siroter La verdure de la cour Comme autant de points d'eau  Pour le vivant Je pourrais rester là  Des heures durant  À espionner ce qui pousse Le froissement des feuilles Qui se délient  La rotation lente Des stigmates en éveil Les fleurs savent dire  Les fragilités de la joie

L'asphalte

Ce qui reste de nous Se compte entre les craques des trottoirs Aux embranchures molles de nos secrets fanés J'ai cessé de vouloir réanimer nos souffles éteints J'accepte l'inévitable désenchantement  Dehors, les oiseaux déjà marquent le chemin  Territoire d'asphalte aux imprimés graciles Leurs pas légers s'envolent  Vers des demains aux plumes duveteuses J'irai couver ce qui n'existe pas encore  Mes partitions d'amour  Des ailes pour une hutte Où je panserai mes plaies

Laisser au fleuve

 Laisser au fleuve Ce qui s'évapore dans la colère  croire en la force des marées  Regarder les quidams cueillir aux plages Les récits qu'iels voudront conserver Libérer mes vérités  des interstices du mutisme  Apaiser la crainte d'être faussaire Rien de ce qui blesse  ne peut s'apprivoiser  S'ouvrir l'âme  Aux sourires esquissés au coin d'une table Aux échanges brefs qui portent loin Aux liens qui poussent sans exiger À la magie qui déposera  Du bois poli d'incertitudes  Et le courage d'avancer quand même