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Je voudrais

 Je voudrais pouvoir écrire et lire plus fréquemment, battre des records de piles de bouquins lus, avoir la tête pleines de nouveaux personnages et de récits colorés. 

Je voudrais plus d'entraînements sportifs, toujours plus pour des abdominaux découpés,des cuisses de fer et de jolis biceps.

Je voudrais du temps pour jouer avec les petits, construire des châteaux enneigés, leur raconter des histoires jusqu'à ce que tous les livres de la maison y soient passés. Je voudrais faire la sieste aux côtés de Batman et de Wonderman, lorsqu'ils s'assoupissent après avoir joué longtemps, longtemps, aux super-héros. 

Je voudrais être une amie présente,  qui sait prendre le temps d'arroser les liens si chers à son coeur. Je voudrais être une amante inventive et dévouée,je voudrais allumer son corps par ma seule présence.

Mais,  le quotidien est un étau et je peine à garder le dos droit et les yeux grands ouverts.

Chaque jour est une course pour accomplir un peu plus. 

Et,ce n'est jamais assez pour mon esprit dictateur. 


Commentaires

  1. Je compatis! Le milieu de vie active est une danse endiablée où il est facile de perdre le rythme.

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Montréal, la belle

Avant huit heures, j’étais prête Je ne voulais pas arriver en retard Je préférais te voir, t’observer de loin Avant le rendez-vous Le train a sillonné la route dans le silence du printemps grisonnant De La Concorde,  les vers de terre se tortillaient sur l’asphalte Un tapis d’accueil pour banlieusards sous la pluie Dans le métro J’ai fait la file pour un billet Contente d’un peu retrouver ma terre d’accueil Et dans les wagons J’avalais la ville de mes yeux Charmée Des passagers greyés de leurs plus doux parfums Des cheveux fraichement sculptés Des sacs qui baluchonneront toute la journée Des denrés, des boîtes à lunchs Montréal, la belle Me pardonnes-tu d’avoir quitté Mon cœur t’est resté accroché Mais j’ai l’amour volage Lorsqu’il est question de survie Et que je ne peux pas me payer Chez toi plus qu’un un et demi...

Je vis.

 Je vis.  Il y a ces enfants fous de bonheur à courir dans les champs, à venir semer des sourires au réveil.  Il y a cet homme discret qui évolue à mes côtés, patient et attentif au travers de ses silences. Il y a ces angoisses qui me taraudent le coeur, Ces désirs parfois d'être une autre,  plus forte et plus neuve. Il y a ces petits pas pour croire en moi. Une fillette qui se déploie lentement, dans un corps de madame.  Je vis.

La maison larmoyante

 Je marchais, suis passée devant.  Elle était refaite un peu, du bois pour de nouveaux printemps.  Puis cet homme,  réparateur de maisons tristes, m'a révélé que la pauvre, elle pleurait dans la cave, elle se mouillait le sol jusqu'à créer de la moisissure.  Triste bâtisse, qui déjà, avait essuyé les traumas de notre enfance,  les douleurs de ses anciens résidents, englués dans des communications floues.  J'ai souhaité, alors, que ce bon monsieur lui redonne de l'air pur, un peu d'espoir pour que tiennent ses fondations.  Assez d'amour, aussi,  pour que plus personne ne s'y enlève la vie. Ta maison,papa; te pleure encore.