Accéder au contenu principal

Écrire.

 Douze août hier, dans une librairie de région.

Je regardais les livres,incapable de choisir officiellement.  Pendant que mes yeux tergiversaient, mes oreilles étaient à l'écoute.  Deux fois, des lectrices sont passées saluer l'autrice présente, et la questionner sur son travail.  Deux fois, les lectrices mentionnaient leur désir de publication et d'écriture.  J'aurais pu crier :" Moi aussi, moi aussi !". Ça n'aurait pas été poli.


La publication semble être absolument ardue. Je n'ai tenté le coup que deux fois, en livre jeunesse et une fois en autofiction. Tout de même,  ce rêve reste ardent, même s'il n'est pas très original.  


Je pourrais me contenter de bien faire mon travail professionnel et être présente pour les enfants, mais non.

Ça ne suffit plus. 

Il y a tant d'histoires qui vivent en moi.

Il faut plonger, et tout donner. Encore. 

Raffiner les mots. Et recommencer.


Je veux une vie de réalisations. 

Être fière de moi.

Ne plus attendre l'approbation d'autrui. 

Mais vivre, pleinement. 



Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Ombrelle

 Les ombrelles Lourdes du poids Des gouttes qui désaltèrent Des abreuvoirs pleins De reflets à siroter La verdure de la cour Comme autant de points d'eau  Pour le vivant Je pourrais rester là  Des heures durant  À espionner ce qui pousse Le froissement des feuilles Qui se délient  La rotation lente Des stigmates en éveil Les fleurs savent dire  Les fragilités de la joie

Écrire

 Écrire  Pour prendre le pouls de mon histoire  Apâter les souvenirs qui s'étirent comme un matin brumeux Mettre des sons qui claquent Sur des fragments de vécu Trouver les pièces qui concordent  Au puzzle qui prend la poussière  Plonger pour le seul bénéfice  D'apposer des lucioles Dans les craques qui bordent les noirceurs  Écrire 

Laisser au fleuve

 Laisser au fleuve Ce qui s'évapore dans la colère  croire en la force des marées  Regarder les quidams cueillir aux plages Les récits qu'iels voudront conserver Libérer mes vérités  des interstices du mutisme  Apaiser la crainte d'être faussaire Rien de ce qui blesse  ne peut s'apprivoiser  S'ouvrir l'âme  Aux sourires esquissés au coin d'une table Aux échanges brefs qui portent loin Aux liens qui poussent sans exiger À la magie qui déposera  Du bois poli d'incertitudes  Et le courage d'avancer quand même