J’ai toujours apprécié Blogspot, cette plateforme découverte au début de ma vingtaine. J’y ai écrit beaucoup à cette époque, avant de finalement supprimer mon historique de publications et d’y revenir il y a quelques années. J’y ai vu bon nombre de blogues disparaître ou se faner tranquillement. Je persistais à écrire ici pour développer une communauté, et aussi comme moyen de contact avec un ami, lui aussi blogueur. Devant la rupture récente de ce lien, je me questionne aujourd’hui sur la pertinence de continuer à écrire ici. Les lieux, même virtuels, peuvent éveiller des souvenirs douloureux. C’est le contrecoup d’habiter si longtemps une relation amicale que l’on croyait saine, puis de soulever un jour le tapis pour y apercevoir la poussière accumulée, les non-dits et les reproches mutuels devenus rances, que l’on n’a pas su adresser. C’est dommage, puisque j’aimais cette amitié, et ce qu’elle représentait : la possibilité qu’après un lien amoureux, il était possible de rebâtir autr...
Fin d'année 2025, des choses particulières m'arrivent au moment où je lis ''Comme on vit, on meurt'' de Pema Chödrön, où il est question de la préparation à la mort, et l'acceptation des cycles. J'ai vu ma mère atteinte d'une cancer cette année, et en rémission, je croyais bien qu'il s'agissait là du seul gros défi que j'aurais à affronter. Voilà que la vie m'amène une distance amicale, en mode silence, où mes messages ne trouvent pas de mots en réponses. Je ne m'attendais pas à la façon dont les choses se déroulent, ce mutisme-là m'étonne tout à fait, mais je comprends qu'il doit s'agir ici d'une continuité dans la relation, une amitié précieuse qui s'est étiolée, et qui subit des secousses lorsque l'une ou l'autre des parties prenantes se sent abandonnée, ou non comprise. J'aurais cru, cette fois, qu'on aurait réussi à réparer les ponts, mais visiblement, des détails doivent m'échapper, o...